domingo, 10 de mayo de 2026

LE MEILLEUR DES MONDES

 


Quelques extraits de la préface rédigée par Aldous Huxley à propos de son livre Le Meilleur des Mondes

                    Maria Eugenia Sanchez

 

Ecrit en 1946, dans cette préface, Aldous Huxley ne fait pas des prophéties, ni d’énigmes.  Suivant le fil de sa pensée rationnelle et basé sur l’analyse objectifs de son temps présent, el dessine une image presque exacte du notre présent dans le monde actuel.

Même s’il ne pouvait pas imaginer que l’évolution des technologies de la communication, l’irruption d’internet, sa présence global et son énorme influence, sous la forme de « le village planétaire »  serait l’instrument idéal pour imposer (nous imposer) notre nouvelle esclavage et notre « amour pour la servitude » , Huxley  touche le point central sur les mobiles de l’Elite tout puissante que gouvernerait le monde sous des formes totalitaires; en alliance ou plutôt soumis- , au pouvoir économique mondial et supranational

  

A continuation le récit de Huxley :

 

”…Mais, Le Meilleur des mondes est un livre sur l’avenir… » (et) …  Quel est le dégrée de plausibilité que semblent posséder ses diagnostiques ? …..

Le thème du Meilleur des mondes n’est pas le progrès de la science en tant que tel ; c’est le progrès de la science en tant qu’il affecte les individus humains. Les triomphes de la physique, de la chimie et de l’art de l’ingénieur sont pris tacitement comme allant de soi. (…) « C’est uniquement au moyen des sciences de la vie que la qualité de la vie pourra être modifiée radicalement. Las sciences de la matière peuvent être appliques d’une façon telle qu’elles détruiront la vie, ou qu’elles rendront l’existence indiciblement complexe et inconfortable, mais, à moins qu’elles ne soient utilisées comme instruments par les biologistes et les psychologues, elles sont impuissantes à modifier les formes et les expressions naturelles de la vie, elle-même. La libération de l’énergie atomique marque une grande révolution dans l’histoire humaine, mais non la révolution finale et la plus profonde.

                                La révolution véritablement révolutionnaire se réalisera non pas le monde extérieur, mais dans l’amé et chair des êtres humains ». (….)

« Mais, en attendant, nous sommes dans la première phase de ce qui est peut-être l’avant dernière révolution. Il se peut que la phase suivante en soit la guerre atomique, mais en admettent que nous soyons capables de tirer certes lésons de Hiroshima (…)  « Nous pouvons envisager un période, non pas, certes, de paix, mais de guerre limitée, qui ne soit que partiellement ruineuse. Au cours de cette période on peut admettre que l’énergie nucléaire sera attelée a des usages industriels. Le résultat (…) sera une série de changements économiques et sociaux plus rapides et plus complètes que tout ce que s’est vu à ce jour ».

Toutes les formes générales existantes de la vie humaine seront brisées, et il faudra improviser des formes nouvelles pour se conformer à ce fait non humain qu’est l’énergie atomique (…) Il faudra procéder à quelques extensions et d’amputations qui ont lieu depuis le jour ou la science appliqué s’est réellement mise à marcher à sa cadence propre ; mais cette fois, elles seront considérablement plus rigoureuses que par le passé. Ces opérations qui seront loin de se faire sans douleur, seront dirigés pour les gouvernements totalitaires éminemment centralisés. C’est une chose inévitable ; car l’avenir immédiat a des chances de ressembler au passé immédiat ; et dans le passé immédiat les changements technologiques rapides s’effectuent dans une économie de production en masse et chez une population ou la grande majorité des gens ne possède rien, ont toujours eu la tendance à créer une confusion économique et sociale. A fin de réduire cette confusion le pouvoir a été centralisé et la mainmise gouvernementale accrue. Il est probable que tous les gouvernements du monde seront plus ou moins totalitaires, même avant l’utilisation pratique de l’énergie atomique. Seul un mouvement populaire a grande échelle en vue de la décentralisation et de l’aide individuelle peut arrêter la tendance actuelle a l’étatisme. Il n’y a présentement aucun indice permettant de penser qu’un semblable mouvement aura lieu.  

« Il n’y a, bien entendu, aucune raison pour que les totalitarismes nouveaux ressemblent aux anciens ». (….) « Dans une ère de technologie avancée, l’inefficacité est le pèche contre le Saint Esprit. Un état totalitaire vraiment « efficient » sera celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer – telle est la tache assigne dans les états totalitaires d’aujourd’hui aux ministères de la propagande, aux rédacteurs en chef de journaux et aux maitres d’école. Mais leurs méthodes sont encore grossières et non scientifiques. (….) « Le pédagogue moderne et probablement à tout prendre, moins efficace dans le conditionnement des réflexes de ses élevés que ne l’étaient les révérends pères qu’instruisirent Voltaire. Les plus grandes triomphes, en matières de propagande, ont été accomplis, non pas en faisant quelque chose, mais en s’abstenant de faire. Grande est la vérité, mais plus grand encore du point de vue pratique, est le silence au sujet de la vérité. (….)

Mais le silence ne suffit pas. Pour que soient évités la persécution, la liquidation et les autres symptômes de frottement social, il faut que des cotes positives de la propagande soient rendus aussi efficaces que les négatifs.

Le plus important des Manhattan Projects (*) de l’avenir seront des vastes enquêtes instituées pour le gouvernement sur ce que les hommes politiques et les hommes de science qui y participeront appelleront « le problème de bonheur », en d’autres termes, le problème consistant à faire aimer aux gens leur servitude. Sans la sécurité économique l’amour de la servitude n’a aucune possibilité de naitre, j’admets, pour être bref, que le tout-puissant comité exécutif et ses directeurs réussiront à résoudre le problème de la sécurité permanente. Mais la sécurité a tendance à être rapidement prise comme allant de soi. Sa réalisation est simplement une révolution superficielle, extérieure. L’amour de la servitude ne peut être établi sinon comme résultat d’une révolution profonde, personnelle, dans les spirits et les corps humains. Pour effectuer cette révolution, il nous faudra, entre autres, les découvertes et les inventions ci-après. D’abord une technique fortement amélioré, et la suggestion –au moyen de conditionnement dans l’enfance, et plus tarde, l’aide des drogues….

 

(*) Projet Manhattan est le nom de code du projet de recherche qui produisit la première bombe atomique durant la Seconde Guerre mondiale. Il fut mené par les États-Unis avec la participation du Royaume-Uni et du Canada. De 1942 à 1946, il fut dirigé par le major-général Leslie Richard Groves du corps des ingénieurs de l'armée des États-Unis. Sa composante militaire fut appelée « Manhattan District » et le terme « Manhattan » remplaça graduellement le nom de code officiel, Development of Substitute Materials, pour désigner l'ensemble du projet. Au cours de son développement, le projet absorba son équivalent britannique, Tube Alloys.

viernes, 1 de mayo de 2026

ESTACIONES

 

Gustav Caillebotte (1848-1894)
Boulevard vu d'en haute

Desde octubre hasta enero el farol de mi calle se enciende a las seis pm. Cuando las noches se alargan y el frio se intensifica, lo encienden a las cinco y media. A esa hora, a veces, el crepúsculo se insinúa con tonos leves y ocasionales destellos refulgentes, apenas perceptibles, como si por momentos se atrevieran a descorrer la cortina de nubes que cubre el cielo.  Desde mi ventana intuyo su azul invisible y recóndito, detrás de la reluciente bombilla del farol.  Lo Imagino lejano y ausente, pero al mismo tiempo presente y protector, lo que me recuerda a Peter Bowles y su libro -del que también se produjo un film- y que tanto me encantó: “El cielo protector”

Mi calle brilla en los pequeños pozos que se forman aquí y allá cuando el farol se enciende y ha llovido. Mi calle está poblada de árboles.  Árboles resignados y nobles, que se desvisten en otoño y tapizan mi calle con su alfombra de hojas amarillas, ocres, verdes y rojas, que adoro pisar y remover con la punta del zapato.

Árboles donde se posan las palomas y emiten sonidos intrigantes. Árboles que resisten estoicamente la sierra que siega sus ramas, los mutila y los abandona a la intemperie, a sabiendas de que sabrán adaptarse a ella.

Árboles que sin embargo no olvidan hacerse adultos, ni florecer en primavera, ni engalanarse de nuevos brotes de verde en verano y de rojo en otoño, ni acoger sabiamente a los hombres que vienen a acomodarlos, a imponerles el sentido en que deben crecer, hasta dónde y cómo, para que mi calle se vea bonita, regular, acogedora. Para que el paseante pueda recorrerla de prisa o lentamente, como quiera. Y llevar y traer sus quehaceres, sus rutinas, sus afanes. Su día.

De diciembre a febrero mi ventana se nubla. El invierno se detiene en su frontera de cristal y la empaña con su aliento helado. Yo la contemplo desde mi nicho cálido, arropada, bebiendo un té caliente, o una copa de vino. Y pienso cuánto me gusta mi calle. Notaria del tiempo, albergue de estaciones detenidas y fugaces que pasan por ella e imprimen un recuerdo: un mensaje cifrado, un guiño consentido, sabiendo que el año próximo volverán y se posarán sobre sus árboles, cubrirán sus ramas de nieve y flores que atestiguarán su crecimiento, verán caer las hojas mustias a sus pies y estarán allí para ver cómo se oscurece su tronco y envejece y se cubre de arrugas y cicatrices de una vida respirada al mismo ritmo de nuestro corazón , para luego, como ahora en verano, regalarnos la frescura de sus hojas recién nacidas, revelarnos el orgullo de su nuevo vestido  verde, tierno y brillante, que apenas comienzan a estrenar. Y así será hasta que los vientos fríos del otoño reclamen sus hojas, ya para entonces amarillentas o rojas, y el ciclo recomience, como las emociones, como los sentimientos, como la vida.

Mi calle crece con sus árboles, con ellos refleja y se apropia de sus estaciones, es un organismo vivo, en ella respiramos, nos alimentamos, suspiramos y soñamos, para devolverle en parte su sombra acogedora, la benevolencia con que despide a quienes se van o recibe a los que llegan y les abre sus rutinas, sus secretos, sus promesas.

lunes, 27 de abril de 2026

AGUAS TURBULENTAS


En este siglo en que los buenos y los malos resultan indistinguibles, la humanidad parece parafrasear a Proust y se extravía en sus afanes por re-encontrar el sentido de su camino, dando vueltas en torno a si misma, desorientada ... ”En busca de la ingenuidad perdida” 

 Sí, porque hace apenas unas décadas, la humanidad creía en la posibilidad de instaurar la justicia y la igualdad entre los hombres y pronunciaba con fervor esa palabra que parecía encerrar el poder de despertar su fe y la esperanza de un futuro de progreso en paz, para todos. Esa palabra siempre tuvo por nombre: “Revolución”, y su apellido no podía ser otro que “Socialista”, ambas imbuidas de un profundo misticismo que las ennoblecía y exaltaba los corazones pletóricos de ingenuidad.


 Transcurridos más de cien años, la parte del mundo que vivió la experiencia de las ‘” revoluciones” que derivaron en comunismo, ha demostrado ampliamente su desastroso fracaso. Sin embargo, el engaño persiste, y para comprobarlo basta un solo ejemplo: La Revolución Cubana, cuyo “modelo” se ha mantenido intacto desde hace más de 60 años, nutrido por la propaganda (y los crímenes necesarios para implantarla tanto en Cuba como mundialmente) liderado por Fidel Castro. Lo que comenzó como un plan estratégico para mantener a Castro en el poder, hoy en día conforma una poderosa red mundial que emplea todos los medios (léase todos) legales o no, para inclinar la balanza de los votos en los organismos internacionales hacia lo que les favorece y les abrevie el camino hacia la instauración de su “modelo” de poder, donde lo que menos cuenta son los ideales de Justicia e Igualdad en los cuales se basaba la ideologia comunista. 

 Sino la mas, una de las partes más importantes de ese modelo (por la amplitud y la extensión de sus efectos) la importó directamente Fidel de la Rusia estalinista. Es la que consiste en encubrir sus crímenes bajo un ropaje ideológico, con la excusa de alcanzar las metas supremas de la Revolucion: un Hombre Nuevo, una Sociedad justa e igualitaria; metas establecidas por el Partido Comunista de la URSS e interpretadas y aplicadas por Stalin a su conveniencia para mantener el poder absoluto, como lo atestigua ampliamente la historia. 

Pues bien, ese ropaje ideológico no ha dejado de funcionar eficazmente hasta el día de hoy. Y para comprobarlo basta con observar que no hay barbaridad ni atrocidad concebible que no haya sido ignorada, disfrazada o abiertamente ocultada por los organismos internacionales supuestamente encargados de impartir justicia en el mundo, cuando esos crímenes se realizaron bajo la impronta estalinista, fidelista o de alguna otra dictadura comunista. Si no, demos una rápida ojeada al aspecto jurídico: no ha habido algo equivalente al Juicio de Núremberg para juzgar y condenar los crímenes de Stalin, aunque el número de víctimas de Stalin sobrepasa con mucho a las de Hitler. Todos crecimos con la cifra del exterminio judío grabada en nuestras mentes, 6 millones; sin embargo, nadie menciona los más de 11 millones de víctimas (8 por hambruna y 3 y medio por trabajos forzados) que dejó Stalin a su paso, y eso sin mencionar las víctimas directas y colaterales producto de las “purgas” de los supuestos opositores al Partido Comunista de la Unión Soviética. El exterminio judío ha sido documentado bibliográfica y visualmente un numero incontable de veces desde hace 70 anos. Esa cifra es considerablemente menor cuando se trata de denunciar los crímenes de Stalin. 

Y así ocurre, exactamente igual, respecto a los crímenes de Fidel. El mundo mira para otro lado y calla. Nadie se atreve a preguntar, nadie quiere saber a cuánto monta el número de víctimas de Fidel. Hacer eso es considerado poco “cool”. Hay que ser progre y dejar diluir todo en el océano de la inmediatez y del instante, aprender a navegar en esas aguas indistintas donde conviven y se confunden los buenos y los malos. 

Los que sufrimos las consecuencias del castrismo, como nosotros los venezolanos, podemos dar fe del número innombrable de veces en que la solidaridad que esperábamos del mundo se diluyó en miradas para el techo, en silbidos y en declaraciones de apoyo moral. No podíamos esperar nada eficaz de aquellos que, bajo la mesa, siguen obedeciendo el patrón de la nueva izquierda internacional. 

 Todo ello otorga al testimonio terrible de Reinaldo Arenas, que viene a continuación,  una dimensión humana inconmensurable, una rotundidad que solo puede provenir de la verdad más íntima y honda que se aloja en el alma cuando la idea de su propia disolución es la única alternativa posible. 

 He entresacado algunos párrafos de “El color del verano” obra magistral que, para mí, es un complemento que ofrece otros ángulos de visión a la que es considerada su mejor obra: “Antes que anochezca” 

 De Reinaldo Arenas (Holguín, Cuba, 1943. Nueva York, 1990) Fragmentos de su libro “El color del verano”. Escrito en 1980. Se cita la edición de 1999 de Tusquet Editores. 


 "En este país, como en todos los que he visitado o he residido, he conocido la humillación, la miseria y la hipocresía, pero también he tenido el privilegio de poder gritar. Tal vez ese grito no caiga en el vacío. La esperanza de la humanidad está precisamente en aquellos que más han sufrido. De ahí que la esperanza del próximo siglo obviamente descanse en todas las victimas del comunismo; esas víctimas serán (o deberían ser) las encargadas de construir, gracias al aprendizaje del dolor, un mundo habitable. 


                     =============== 


 “Yo pintaré plantas con raíces al revés, que buscan en el cielo su alimento. Yo pintaré hojas móviles que al mirarlas cambien de posición en el cuadro y hagan preguntas imposibles (…) pintaré los encendidos pedregales y los charcos pestilentes donde la juventud se congrega soñando que está en una playa. Pintaré demonios que huyen espantados mientras un foco descomunal manipulado por otros demonios aterrorizados, los alumbra. Pintaré mi querida calle Muralla en perenne derrumbe … pintaré las descascaradas paredes de mi cuerpo … pintaré la desolación de Reinaldo por no poder escribir la novela gracias a la cual aún no se ha quitado la vida que está a punto de perder ... Pintaré las recogidas de todos los jóvenes para ser enviados a un campo de trabajo forzado. Ejércitos armados, brazos alzados, el bombillo y el toro aullando. Cabezas rapadas, cabezas que flotan en el cielo, un plato gigantesco de espaguetis hechos de cabellos que Fifo engulle ante los ojos desorbitados y hambrientos de la multitud que abajo espera libreta en mano mientras hace la cola del pan que no llegará. Mi cuadro será también un gigantesco gemido tropical, el estruendo de un gemido que se derrumba … La última parte del cuadro será muy oscura, casi negra, en ella se aglomerarán todos los expulsados, es decir, los que han intentado vivir y por lo mismo han sido condenados a muerte por el Dios Siniestro que rige todos los destinos vitales. En esa parte se verá un cielo extremadamente iluminado y el que se acerque escuchará explosiones y chillidos y sordos derrumbes. Se podrá ver la estampida y el desastre final. MI cuadro salpicará de horror toda la isla… Pintaré el mar inmenso y miles de aves sobrevolándolo, rescatando a mi hijo y llevándoselo lejos, bien lejos, tan lejos que el viaje no termine nunca, porque si llega a algún sitio no hay duda de que encontrará la misma mierda, el mismo horror más o menos disfrazado, pero horror en cualquier parte … No habrá niño llorón, ni madre desesperada, ni gente acorralada, ni calamidad alguna que no quede allí representada. Mierda de gato y soles de fuego, tazas que no descargan y guaguas repletas, chanchullos, gritos, trapos remendados, cuerpos despotricados, mayimbes y pordioseros, todos girando alrededor de la bola roja, de la fruta gigantesca y al parecer, de lejos, deliciosa. Todos queriendo devorar una manzana, un plátano, un racimo de uvas, una morronga, algo que finalmente se revuelve contra nuestra ávida inocencia, contra nuestra soledad sin límites y nos fulmine. Entonces, el estallido. La muerte le tocará su violín hasta a los amantes más persistentes, valientes o testarudos”

jueves, 11 de diciembre de 2025

EL CONTRAPUNTEO: UN DESAFIO OLVIDADO


Imagen de la caratula 

https://youtu.be/xGp9QHWmmV0?si=Ewpj3IPh6D8mcwbC

Todos los conglomerados humanos precisan de símbolos en los que puedan reconocerse y asegurarse de tener una identidad propia que los diferencie de otros. Se les llama símbolos patrios o nacionales, entidades abstractas que se concretizan en imágenes, sonidos y objetos que nos afirman y nos proporcionan un sistema de defensa interior frente a intrusiones que consideramos como amenazas. 

Siempre me pareció curiosa la expresión “el alma rusa” como si solo los rusos hubieran adquirido el derecho de poseer una que los particularizara y diferenciara de otros pueblos. En todo caso para los rusos funcionó eficazmente como defensa, considerando que siendo una expresión literaria utilizada por Gogol y Tolstoi, fue empleada con fines propagandísticos por el comunismo soviético como “prueba” de la superioridad de los rusos frente al “desalmado occidente”. 

Pero no, al contrario de lo que pretenden los rusos, todos los pueblos poseemos un alma.  La nuestra también está compuesta de símbolos “patrios” que, como en el caso de los rusos, han sido manipulados desde el poder de diversas formas, algunas mas sutiles que otras. Los que nos educamos en tiempos de Pérez Jiménez, recordamos que en la escuela nos obligaban a desfilar en la “Semana de la Patria” consagrada en apariencia a honrar los símbolos patrios: el himno, la bandera y el escudo nacional y en realidad a agasajar al dictador. En términos propagandísticos nada ha cambiado desde entonces. De aquella dictadura a la actual, el recurso sigue siendo el mismo.

Una vez derrotada la dictadura, la democracia trajo consigo la irrupción avasallante de la cultura popular norteamericana que tuvo como efecto colateral un fenómeno netamente urbano como lo fue un nada disimulado menosprecio por la nuestra, que instantáneamente fue asimilada a lo atrasado. Yo estaba muy pequeña entonces, pero recuerdo que durante la dictadura de Pérez Jiménez lo único que veíamos y escuchábamos por radio y televisión, era nuestra música y nuestros artistas. Todo aquello fue barrido por el rock, el twist y otros ritmos en boga en Norteamérica, relegando la música nacional al desván de lo vergonzoso. Cabalgando la ola proveniente del Norte, el citadino venezolano miraba con desdén todo lo relacionado con lo “rural” o “folclórico”: las alpargatas, el liqui-liqui, el joropo, el arpa, el cuatro y las maracas. Por aquellos años en que la modernidad foránea nos invadió, el dicho más común era “Caracas es Caracas, lo demás es monte y culebra”

Con los años se fue haciendo evidente que las modas son pasajeras y que la raíz de nuestra “alma” (¡llanera!) permanecía intacta y viva en ese “monte” tan ostentosamente despreciado por el ciudadano y en la misma urbe, aunque un poco contrabandeada.  No es que la onda moderna se abandonara, al contrario, existía la firme creencia de que en la medida en que imitáramos al Norte en todos los aspectos, estaríamos escapando del atraso y alcanzando el tan anhelado status de país desarrollado. Lo que ocurría era que la fuerza de lo que somos ha sido una raíz difícil de erradicar, valga la redundancia y los intentos de negarla han corrido parejo a los esfuerzos (algunos logrados, la mayoría fallidos) por intentar comprendernos a nosotros mismos.  Después de Gallegos nadie ha alcanzado en la misma medida, creo yo, la cima de ese esfuerzo. Gallegos fue y sigue siendo el traductor de la esencia del ser venezolano al lenguaje universal, y la extrajo precisamente del llano.  

Volviendo a los ejemplos. Basta observar la cotidianidad de hoy, para comprobar que el venezolano imagina nuestra esencia principalmente vinculada a la música llanera. La cultiva y la atesora más o menos secretamente, porque quizás la considera el vehículo ideal de expresión de su amor por el país. En ese sentido la música adquiere una dimensión simbólica extraordinaria, de una importancia capital en cuanto a nuestra auto-afirmación. Sigo manteniendo que este es un fenómeno esencialmente urbano. En el campo esa contradicción no existe. No hay necesidad de esconder una pasión que todos comparten y expresan públicamente.  Por poner algunos ejemplos: no hay evento artístico, social y ni siquiera académico en Caracas y otras capitales del país, que no termine con el “Alma Llanera”. Es la canción de despedida de toda reunión que se respete. Casi todos los hogares citadinos albergan una llamativa colección de discos de música llanera.  Porque, en definitiva, eso es lo que somos: llaneros de corazón, y a eso es a lo que le hemos dado la espalda -o lo hemos pretendido al menos- y hemos pagado bien caro las consecuencias. Pero esa ya es otra derivación del tema.  

Lo que ocasionó esta larga digresión fue lo que ahora llamo la vivencia de una conmoción musical, prácticamente una des-velación o una segunda revelación, porque como yo, no creo que haya un venezolano que no lo haya escuchado al menos una vez en su vida: se trata del joropo “Florentino y el Diablo”.  Grabada por primera vez por el sello venezolano Velvet, con las voces de los copleros Juan de los Santos Contreras “El Carrao de Palmarito” en la voz del Diablo y José Romero Bello en la voz de Florentino, relata la historia de Florentino, el que cantó con el Diablo en un contrapunteo que se hizo Leyenda del Llano.  Este magnífico joropo le pone música al poema de Alberto Arvelo Torrealba del mismo título, escrito en 1940 y revisado por el poeta en 1957, siendo esta última la que se popularizó en Venezuela.  Pero no es sólo eso lo que me maravilla ahora más que antes, es la existencia misma del contrapunteo como forma de expresión del alma del llanero, basada en la agilidad mental, en el talento musical y en la capacidad de los copleros para la improvisación verbal en armonía con la música. El contrapunteo es un verdadero fenómeno musical que yo postularía al Patrimonio Cultural Inmaterial de la Humanidad. Es una porfía que sintetiza y casi hace visible en la voz, en la gracia y en la velocidad de retruque del improvisador, todo un modo de vida en una región del país. Porque los temas del contrapunteo: el paisaje, las faenas, los ríos, las costumbres, el cortejo, la rivalidad, la sátira, los juegos de palabras, la burla amistosa, son de una riqueza invalorable, plena de referencias culturales merecedores de estudios antropológicos e investigaciones que seguramente existen en abundancia, pero permanecen aún por difundir más abundantemente.  

No me atrevo a asegurar que el contrapunteo se mantiene con vida y buena salud en la actualidad. Aunque hace muchos años que no lo visito, no es difícil suponer que la inseguridad y las penurias que padece el llano venezolano en estos momentos le permita a los copleros desplazarse de pueblo en pueblo en bongo o en caballo, atravesando el Arauca o el Cunaviche, para asistir a un duelo musical a medianoche con otro improvisador de su mismo o mayor talento. Lloro la ausencia de ese rasgo fundamental de nuestra cultura popular, que doy por perdida, o peor aun, manipulada al servicio de la ideologia de quienes detentan el poder.  El momento actual del país no garantiza ni siquiera la manutención de sus habitantes, qué se puede esperar de la capacidad de sobrevivencia de una forma de expresión cultural antigua y auténtica.  Nadie esta ahi para asumir su defensa contra una vision totalitaria de la cultura. En su afán revisionista, el poder pretende ajustar toda expresion cultural popular anterior al régimen,   a sus esquemas doctrinarios . De ahi que la expresión oral y musical del joropo haya cedido el campo a formas devaluadas  que muy poco o nada tienen que ver con la obra de nuestro insigne poeta Alberto Arvelo Torrealba.

No obstante, debo consignar que su poema se convirtió en referencia para obras en otros formatos, como “La Cantata Criolla” de Antonio Estévez, y el largometraje “Florentino y El Diablo” de Michael New, en 2000. En 1997 la Bit-blioteca y la Editorial Letralia (1) la publicaron en formato digital con la versión de 1950 del poema, haciendo así un aporte fundamental al conocimiento de esta obra magna de la literatura venezolana.


(1)https://letralia.com/ed_let/pdf/diablo.pdf


domingo, 7 de diciembre de 2025

MINIMOS DEL DOMINGO

 

MINIMOS

 

·       *Los credos son lo más eficaz que ha encontrado el hombre poderoso para enmascarar sus ambiciones


·       *Convivir en paz con otro consiste en acordar los tempos


·       *Extraño lo humano en tiempos de la IN (Ignorancia Natural)


·       *No necesito más para ser feliz. Basta con un día de sol y que mis hijas me llamen “mamy”


·       *La belleza es esa inestable armonía entre el afuera y el adentro


·  *El mundo actual es un confesionario público donde todos mentimos un poco


·       *Un velo recorre el mundo y a veces oculta una bomba


·    *Pasamos de los tiempos de una juventud rebelde a los de una juventud lobotomizada


·       *La Era ya no está pariendo un corazón. Ya parió un algoritmo


·       *No sigo a nadie


· *Atardarse con cada bocado, cada mirada, cada sonido.  Contemplar. He ahí la esencia del placer


·       *La buena noticia es tu presente


·       *Bajo la maraña sigo estando yo


·       *A veces el avestruz tiene toda la razón


·    *Para conformarse con el mundo actual hay que verlo con un espejo invertido

lunes, 24 de noviembre de 2025

DE MURALLAS Y SUEÑOS


Muralla. Obra mía 

Yo estaba en el ala de un avión, no en la cabina.  Desde donde me encontraba podía ver su forma gris metálica que resplandecía bajo los rayos del sol. Quería convencerme de que no me iba a caer porque me hallaba segura dentro de un nicho del ala, pero no dejaba de sentir aprehensión. Mi propia voz me decía primero una cosa y luego la otra. El avión volaba bajo, tan bajo que rozaba el mar y yo podía meter las manos en el agua. El agua era tibia y el mar estaba tan tranquilo como un lago. El cielo era luminoso y yo me sentía mecida por una brisa dulce y suave.  Tenía miedo, pero me sentía al mismo tiempo eufórica.  El avión daba virajes repentinos y yo pensaba, “se va a tropezar con esas rocas”, pero cuando se hallaba cerquita de las rocas se elevaba un poco, no mucho, solo lo suficiente para no tropezar. Yo sentía su movimiento lento y pensaba “que raro, estoy en un avión que vuela bajo y lento” En uno de esos virajes se elevó más, y vi todo el golfo de México.  Yo sabía que era el golfo de México por el libro que acababa de leer. Vi una cantidad impresionante de montoncitos de tierra cubiertos de un musgo verde, que me recordaron las rocas del patio de mi casa de El Valle merideño, con la diferencia de que éstas flotaban en el agua y pensé “éste es el Archipiélago” … “con razón es imposible conocerlos todos, son demasiados” 

El avión siguió desplazándose y yo sentía cada vez más temor de que se elevara o se cayera, sentía que era peligroso, pero al mismo tiempo quería continuar. El avión pasó por encima de un desfiladero. Yo podía ver el límite de lo que intuía que era el planeta mismo, visto desde la altura. Percibía nítidamente la división entre la tierra y el mar.  La tierra era una roca con vegetación alrededor, y debajo de ella se podía ver el mar verdi-azul profundo. Y pensé “que impresionante ver desde arriba la punta de la tierra” …ésta debe ser Punta Cardón, estoy pasando por encima de Venezuela”. 

El avión no siguió hacia adentro y se devolvió hacia el mar.  Se acercó a lo que parecía un templo construido sobre una roca amarilla. Era magnifico, pero no era exactamente un templo. No tenía puertas ni recintos interiores. Era más bien una muralla que tenía esculpidos rostros humanos incompletos, de facciones separadas. Los labios se hallaban por un lado, los ojos por otro. La piedra estaba surcada por vetas marrones. Yo intuí que aquella muralla estaba allí para que nadie pudiera entrar a Venezuela.

jueves, 20 de noviembre de 2025

ENTRE DOS NOCHES


Fra Angelico. Christ aux autrages
1439-1443

Karl Marx y Federico Engels afirmaron en el siglo XIX, en la primera frase del “Manifiesto Comunista”: que “un fantasma recorre el mundo” refiriéndose a la inevitabilidad de la llegada del comunismo.

Doscientos y tantos años después, ese fantasma se ha transformado en un velo, en un turbante, en una media luna. En fin, en todos los símbolos que identifican al islam.

Ya ha cubierto más de la mitad del mundo y no viene solo, integra la alianza más estrambótica del mas inconcebible pacto de intereses que hace apenas medio siglo hubiéramos considerado “contra-natura”. Es como si todas las fuerzas del Mal hubieran al fin encontrado una estrategia común, ya que todas por separado coinciden en el mismo objetivo: destruir la humanidad. Solo les faltaba un método compatible y “unitario” y la era informática se los sirvió en bandeja de oro.  El fin justifica los medios y he ahí que tanto la llamada Izquierda Radical, como las fuerzas más reaccionarias de la ultra-derecha se equiparan en sus prácticas de odio y aniquilación de sus enemigos y en eso coinciden con los ejércitos del islam radical (*) y con todos los grupúsculos extremistas que azotan al Oriente Próximo con sus continuas guerras que parecen destinadas a revivir la consigna bíblica de “no dejar piedra sobre piedra”.  Entre estos dos extremos prolifera una gama compleja e intrincada de movimientos más o menos visibles o abiertamente clandestinos operando en la oscuridad, pero con ingentes recursos económicos y materiales, al servicio de quienes ofrecen públicamente al mundo la “cara” del poder, aunque no lo detecten por completo.  Solo lo hacen para el público de galería. 

Como Trump, por ejemplo, quien avanza a toda velocidad hacia el totalitarismo y el desencadenamiento de una guerra civil en su propio país, sin poder evitar que se sospeche que sus acciones erráticas y contradictorias obedecen en realidad a conflictos más o menos graves entre quienes lo manejan como marioneta y sus propios caprichos personales.   

La argamasa que une este espectro aparentemente contradictorio de intereses de poder la ofrece la era numérica en la que vivimos, destinada a avanzar ininterrumpidamente en su objetivo de dominar por completo el cerebro humano hasta convertirlo en el apéndice de una máquina. O, mejor dicho, de “La Máquina” que totalmente autónoma, habiéndose independizado del control humano, se gobernará a sí misma y solo obedecerá a sus propios deseos y decisiones.

Ese futuro ya nos alcanzó, pero nunca deja de valer la pena seguir las pistas del pasado y buscar allí el origen de lo que el “Mal” se empeña en destruir, para al menos comenzar a entender su plan y su propósito.

La humanidad hasta ahora ha venido avanzando apoyada en su pasado, aunque se diga de ella que no termina de aprender sus lecciones y se sigue tropezando continuamente con la misma piedra. A pesar de ello, no puede negarse que allí, en el pasado, se encuentran las raíces de lo que llamamos propiamente “humano” y de que esas raíces ancestrales continúan poseyendo una poderosa fuerza aglutinante y salvadora para numerosos contingentes humanos. La humanidad en masa necesita regresar a sus fuentes consideradas sagradas e inclinarse ante ellas. Todas las culturas del planeta poseen ese punto en común.  Pero para transmitir el Saber y alcanzar la Luz es necesario que desde dentro de la masa humana surjan líderes espirituales, Seres Superiores destinados a iluminar las consciencias de sus semejantes, no salvándolos, pero si ayudándolos a salvarse a si mismos.  No es necesario citarlos ya que ellos están ahora mismo en las mentes de todos nosotros.  Pero el Mal no cesa de perseguir su objetivo.

Al pretender destruir el culto a los ancestros, al intentar romper la unión entre el cielo y la tierra, al tratar de imponer la locura de los humanos en detrimento de la coherencia de los dioses, los monoteístas terminaron creando un engendro alimentado de fanatismo, en nombre de la paz y del amor. Los verdaderos grandes hombres, los constructores de las pirámides en Guiza, Teotihuacán, Chichén-Itzá y otros monumentos sagrados esparcidos por el mundo, los Hacedores de Luz, han desaparecido.

No restan sino pocos hombres, pequeños seres imbuidos de poderes gigantescos, a la vez manipuladores y manipulados. Y la explosión demográfica, cáncer de la humanidad, los aprovisiona de un numero exponencial de clientes, idiotizados por tecnologías sofisticadas que no excluyen a nadie. 

Los desaparecidos Seres Superiores encarnaron otra visión de la vida y tomaron caminos prohibidos.  Ya no queda ninguno. Y con su desaparición se ha cerrado una página de la historia de la humanidad. La idea de progreso infinito reemplazará al Gran Espíritu y las generaciones sucesivas no podrán cambiar nada.   La Máquina dictará sus órdenes a millardos de seres incapaces de rebelarse.

La tradición trasmitida durante cinco milenios por los Seres Superiores se fundamenta en la Verdad contenida en el Secreto Alquímico, la Ciencia Gaya, que permite obtener la Piedra Filosofal, la Gran Obra destinada a re-ligar la materia con su origen divino. 

Hacia 1439, Guido de Pietro, mejor conocido como Fray Angélico “el hermano angelical” y guía espiritual de una pequeña comunidad de frailes dominicos, creó en el Convento de San Marcos en Florencia, un taller de arte donde sus discípulos aprendían dibujo y pintura. Los manuscritos iluminados, obras perfectas, ocupan hoy el claustro, el refectorio, el hospicio y las celdas de los monjes. Todos los espacios de este convento tan particular están cubiertos de pinturas.    Temas religiosos, ciertamente, pero tratados de una manera sorprendente, tal como “Cristo deriso” (Cristo insultado) donde Jesús aparece con los ojos vendados, como un adepto de los Misterios Ancestrales, antes de recibir la Iniciación a la Luz. Y en medio de todo, ese oro brillando en todos los frescos y pinturas, ese oro de las pinturas de Fray Angélico realizadas con oro alquímico.

Hago alusión a este hecho aparentemente lejano al tema, no porque me haga ilusiones. Estoy persuadida de que esta humanidad va camino a su destrucción y que las fuerzas del Mal pueden anotarse este tanto; pero sigo igualmente convencida de que la eternidad existe. Aunque Einstein afirmara que entre dos cosas infinitas: la estupidez humana y el Universo, no estaba tan seguro de esta última, quiero creer en la eternidad inconmensurable de la Unidad que este planeta comparte con el Universo y que el Misterio del origen le fue revelado a los antiguos sabios y sabias de la Antigüedad, y que a la cabeza de todos ellos se encontraban los Maestros de la Ciencia Gaya, o la Gaya Ciencia. La Alquimia.  Fray Angélico entre ellos.   

 

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(*) Mi hija Cristina opina que no hay tal diferencia entre un islamismo moderado y uno radical (en el sentido de intolerancia y fanatismo) ya que todo el islam es radical desde su raíz. Considero que tiene absoluta razón, en tanto religión monoteísta.